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Présentation de la bourse de Casablanca

Instaurée depuis 1929, passée de « office de compensation des valeurs « , à « office de cotation » puis « bourse des valeurs », la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) a connu un passé léthargique. Cela trouve son origine dans l’illiquidité du marché en raison de la faiblesse du nombre de titres y circulant d’une part, et le nombre réduit d’investisseurs fréquentant cette place d’autre part. En plus, la place ne suscitait pas l’engouement des entreprises (même de l’Etat). De ce fait, aucune introduction d’une société privée n’a été réalisée à part l’opération Wafabank en 1992.

Pour se détacher de ce passé, une série de réformes a été initiée. La première date de 1993. Celle-ci a mis les bases institutionnelles et fonctionnelles (société de la BVC, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières, les sociétés de bourse et les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) de la BVC. Cependant, le marché connaissait encore des dysfonctionnements mettant en exergue la réforme précédente.

La seconde date de 1996. Elle s’est focalisée sur deux grands volets : sécuritaire (création du dépositaire central) et technique (cotation électronique).

Ces réformes ont bouleversé la BVC et ont permis de réaliser des résultats sans précédent.

Ainsi, du coté de l’activité, la capitalisation boursière a atteint 49,66% du PIB durant la période 2001-2007 contre 32,80% durant la période 1996-2000, 10% durant la période 1990-1995 et 2% durant la période 1985-1989. Entre 1999 et 2002, la capitalisation boursière a chuté de 16 points du PIB pour se situer à 19,6% en 2002. A partir de 2003, le dynamisme du marché boursier et la multiplication des opérations d’introduction, notamment de grosses capitalisations telles que celles émanant de Maroc Telecom et de la Banque Centrale Populaire en 2004, expliquent la reprise de croissance de la capitalisation boursière qui s’est établie à 95,28% du PIB en 2007.

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De ce fait, et grâce à la place grandissante qu’elle occupe dans la sphère financière nationale, bien que certains reprochent à la bourse sa minime participation dans la croissance économique en raison de la forte divergence entre sa croissance et la croissance du produit intérieur brut (PIB), la bourse des valeurs de Casablanca commence de plus en plus à attirer l’attention des chercheurs et des praticiens.

D’ailleurs, les crises financières et notamment boursières, causant des dégâts dramatiques tant sur l’économie réelle que financière, ont poussé les chercheurs à lui consacrer des recherches ayant pour but de saisir le marché, via la compréhension des mécanismes de son fonctionnement, connaître son comportement et ses réactions. Le but ainsi défini est de mettre en place des moyens de prévention des crises.

Dans ce contexte, la connaissance des facteurs susceptibles d’affecter le fonctionnement du marché boursier apparaît judicieuse. Plusieurs recherches ayant trait à cette question, concernant des pays en développement ou développés, ont été effectuées. Cependant, la détection de ces facteurs dépend de la nature de l’économie étudiée et les caractéristiques du marché boursier en question. Ainsi, on se rend compte qu’aux Etats-Unis, les facteurs psychologiques, politiques (élection, etc.) et économiques (interdépendance des marchés, etc.) ont un rôle important dans les fluctuations des cours, alors que dans d’autres pays, tels les Emirats Arabes Unis ou le Koweït, il apparaît que les prix du pétrole constituent le facteur le plus important.

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