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La ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI

fonds monétaire international

La crise financière mondiale a mené le Fonds Monétaire International à réformer les instruments de prêt en vue d’aider les pays à surmonter les chocs qu’ils subissent.

La LPL a été ajoutée à l’éventail d’instruments de prêt du FMI en 2011.

La ligne de précaution et de liquidité (LPL) — qui remplace la ligne de crédit de précaution (LCP) — est conçue pour répondre de façon souple aux besoins de liquidité des pays membres dont l’économie est foncièrement solide, mais qui restent exposés à certains facteurs de vulnérabilité les empêchant d’avoir recours à la ligne de crédit modulable (LCM).

La Ligne de précaution et de liquidité est conçue pour :

  • Répondre aux besoins réels ou potentiels de balance des paiements des pays qui mènent de bonnes politiques économiques ;
  • Servir d’assurance ou à aider à résoudre les crises, et ce dans un large éventail de situations.
  • Elle allie un processus de qualification (semblable à celui de la LCM) et une conditionnalité ex post ciblée visant à remédier aux facteurs de vulnérabilité subsistants recensés pendant la phase de qualification.

L’admission d’un pays à bénéficier de la LPL témoigne de la solidité foncière de son économie et de la politique économique menée par les autorités, ce qui contribue à raffermir la confiance des marchés à l’égard des mesures qu’elles envisagent.

Les accords au titre de la LPL ont une durée de :

Six mois :

  • La période de six mois étant applicable aux pays qui ont des besoins potentiels ou réels immédiats de balance des paiements et qui, durant cette période, peuvent avancer de manière crédible dans la correction des facteurs de vulnérabilité.
  • Un pays peut normalement recevoir jusqu’à 250 % de sa quote-part lors de l’approbation d’un accord de six mois.
  • Le renouvellement d’un accord LPL de six mois n’est généralement possible qu’après une période de carence de deux ans à compter de la date d’approbation de l’accord de six mois précédent.
  • Cependant, si le besoin du pays en matière de balance des paiements est du à des chocs exogènes, notamment à un regain de tensions régionales ou mondiales, l’accès peut-être augmenté.

Un à deux ans :

  • Le financement maximum disponible au moment de l’approbation de l’accord est égal à 500 % de la quote-part pour la première année et à un montant cumulé de 1000 % de la quote-part pour la durée totale de l’accord.
  • Dans le cas des accords d’une durée supérieure à un an, les montants engagés pour la seconde année peuvent être ramenés à la première année moyennant, au besoin, un rééchelonnement des décaissements. Les demandes dans ce sens sont examinées lors d’une réunion ordinaire ou spéciale du Conseil d’administration du FMI, au cours de laquelle les administrateurs évaluent le besoin potentiel ou réel de balance de paiements du pays et déterminent si son programme est sur la bonne voie pour atteindre les objectifs poursuivis.
Lire aussi  Podcaste du FMI: Une brève histoire de la dette

L’admission pour bénéficier de la LPL

Pour être admis à bénéficier de la LPL, un pays doit remplir les critères fondamentaux suivants :

  • Son économie et son cadre institutionnel doivent être foncièrement solides ;
  • Il doit mener une politique économique avisée, et avoir déjà fait ses preuves à cet égard ;
  • Il a la ferme intention de poursuivre une politique économique avisée à l’avenir.

Les critères d’admissibilité à la LPL concernent cinq grands domaines :

  1. La position extérieure et l’accès aux marchés;
  2. La politique budgétaire;
  3. La politique monétaire;
  4. La solidité et la supervision du secteur financier; et
  5. La qualité des données.

Même si de très bons résultats sont exigés dans la plupart de ces domaines, l’admissibilité à la LPL n’est pas remise en cause si un pays membre présente des vulnérabilités modérées dans un ou deux d’entre eux, mais des fragilités considérables dans un seul des cinq domaines empêcheraient de considérer un pays comme admissible.

Les pays qui se trouvent dans l’une des situations suivantes au moment de l’approbation de l’accord ne peuvent pas bénéficier de la LPL :

  1. Incapacité durable d’accéder aux marchés de capitaux internationaux;
  2. Nécessité de procéder à un ajustement profond de la politique macroéconomique ou structurelle;
  3. Forte probabilité que la dette publique ne soit pas viable à moyen terme;
  4. Insolvabilité généralisée des banques.

Dominique Guillaume, Chef de mission du FMI pour le Maroc s’exprime à propos de l’approbation d’une LCP de 6.2 Milliards de Dollars au Maroc.

Le pays compte à son actif des fondamentaux solides et des politiques saines. Cependant, l’économie mondiale se trouve aujourd’hui dans une situation particulièrement fragile et les incertitudes liées à la zone euro et au renchérissement du pétrole sont source de risques.

La ligne de liquidité fournit au Maroc une police d’assurance utile pour répondre aux besoins de financement immédiats au cas où ces risques se matérialiseraient. Elle vise à renforcer la confiance des investisseurs et à faciliter l’accès aux marchés internationaux en montrant que les politiques menées par le Maroc son saines et que les autorités disposeront de suffisamment de ressources en cas de besoin. La LPL est un dispositif de précaution et le Maroc a fait savoir qu’il n’a pas l’intention d’effectuer de tirages tant qu’il ne subira pas de chocs exogènes.

source des informations : FMI

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