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Le shadow banking ou la finance de l’ombre

shadow banking

L’activité du shadow banking dans le monde

Le shadow banking, la finance de l’ombre ou la finance fantôme a pris de l’ampleur ces dernières années. Elle représente 67 000 milliards de dollars US.

La définition: Le conseil de Stabilité Financière définit le shadow banking comme: « le système d’intermédiation du crédit impliquant des entités et des activités se trouvant potentiellement à l’extérieur du système bancaire« , cette même définition a été reprise par la commission européenne.

Comment fonctionne le shadow banking: Alors que les activités fondamentales des banques d’investissement sont soumises au règlement et au suivi des banques centrales et d’autres institutions gouvernementales, il est devenu pratique courante d’effectuer des transactions d’une manière à ne pas figurer sur les bilans conventionnels et à ne pas être visibles aux régulateurs. Par exemple, avant la crise financière 2008-, les banques d’investissement finançaient les emprunts de logement par moyen de titrisations hors bilan (off-balance sheet) et se protégaient grâce aux couvertures de défaillance hors bilan.

Pourquoi ce type de financement est hors la loi ? Ce type de financement utilise les mêmes techniques bancaires connu au système classique et traditionnelle, sauf qu’il échappe au contrôle bancaire. En cas de crise, la banque centrale serait obligée d’intervenir pour assurer sa fonction de prêteur en dernier ressort, une fonction qui serait délicate voire impossible car les entités à sauver ou à renflouer exercent en dehors du système bancaire.

La définition du CSF identifie deux dimensions essentielles du Shadow banking:

  • il repose sur des entités – ayant recours à la collecte de fonds aux caractéristiques de dépôts, à la transformation de maturité et de liquidité, au transfert de risque de crédit et au levier financier;
  • des activités-incluant la titrisation, les prêts de titres et les opérations de pension.
Lire aussi  Questions - réponses : l’organisation des marchés financiers

Quels sont les risques associés au Shadow banking ? Dans son article,  » Les risques du Shadow banking en Europe:le point de vue du superviseur bancaire« , Danièle Nouy traite les risques suivants:

  1. Les risques associés à la titrisation insuffisamment réglementéesont bien identifiés. Ils se sont matérialisés de manière aigüe lors de la crise des subprimes. L’activité de titrisation est soumise à un phénomène classique d’asymétrie d’information et d’anti-sélection, pouvant conduire à une mauvaise évaluation des risques de crédit et de corrélation des défauts.
  2. Les opérations de pension et de prêt/emprunt de titres ont également été identifiées parmi les activités génératrices de risques se développant au sein du Shadow banking.
  3. Les fonds monétaires sont des entités du Shadow banking, certes régulées, mais dont les risques ne doivent pas être mésestimés.

Mesures prises à l’encontre de cette finance: la Commission européenne a imposé aux hedge funds de s’enregistrer avant de pouvoir agir sur le Vieux Continent, et de respecter de nouvelles règles de prudence. Elle envisage aussi d’imposer aux fonds monétaires de diversifier leurs portefeuilles, et d’y conserver au moins 30 % d’actifs très liquides, afin d’être en mesure de rembourser les investisseurs qui, en cas d’inquiétude, souhaiteraient retirer leur argent rapidement.

Source de l’image: Les echos

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