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Le marché monétaire et obligataire Marocain

Au niveau macro-économique, l’année 2010 s’est caractérisée par une bonne tenue de l’activité économique dans son ensemble. En dépit de la baisse des activités agricoles, la croissance a été soutenue par la consolidation du PIB non agricole et la forte reprise de la demande étrangère adressée au Maroc (+9,5%) en relation avec la reprise de la croissance chez les principaux partenaires.

La Loi de Finances 2010 s’est favorablement exécutée à l’exception des dépenses de compensation qui se sont inscrites en nette hausse. Amplifié par l’importance des remboursements, le resserrement de la trésorerie de l’Etat s’est traduit par l’augmentation des volumes levés sur le marché primaire et par un endettement net atteignant les 20 milliards de dirhams. Le financement du Trésor sur le marché des adjudications s’est opéré dans des conditions marquées généralement par une tendance baissière des taux de rémunération et par une demande abondante de la part des institutionnels. Par ailleurs, et en raison de l’amélioration du Rating du Maroc à l’international, le Trésor avait également la possibilité de se financer sur le marché international à hauteur de 11 milliard de dirhams.

Du coté du marché monétaire, l’accroissement de la création monétaire a affiché une décélération par rapport à 2009, attribuable essentiellement au ralentissement du rythme de progression des crédits à la consommation et des crédits immobiliers, mais aussi à la quasi stabilité des avoirs extérieurs nets. Parallèlement, le déficit de liquidité bancaire s’est significativement régressé suite, d’une part, à l’amélioration des facteurs autonomes de liquidité et, d’autre part, à la baisse du coefficient de la réserve monétaire obligatoire à 6% en mars 2010. Ainsi, le besoin en liquidité s’est établi à seulement 4,2 milliards de dirhams à fin 2010 contre 10,6 milliards en 2009.

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L’année 2010 a connu également des interventions excessives et permanentes de la Banque Centrale sur le marché monétaire et ce, pour préserver l’équilibre du marché et maintenir les taux à un niveau compatible avec les objectifs de la politique monétaire. Ces interventions se sont concrétisées notamment par l’importance des opérations des avances sur appel d’offres et les baisses consécutives du taux de la réserve obligatoire. Cela s’est traduit par la baisse des volumes échangés sur le compartiment interbancaire. Concernant l’inflation, mesurée par l’indice de prix à la consommation, elle a atteint le niveau de 0,9% après un net recul en 2009 (1% contre 3,7% en 2008). Cette tendance s’explique par la hausse des prix des produits alimentaires de 1,2% et des produits non alimentaires de 0,9%.

Enfin, la sous liquidité du système bancaire face au besoin important de financement des investisseurs a stimulé davantage l’activité sur le marché de la dette privée notamment les obligations privées et les certificats de dépôt.

L’objet de cette note est de retracer l’évolution annuelle des principaux indicateurs monétaires et financiers et ce, à travers les axes suivants :

– la situation monétaire et la liquidité de l’économie ;

– la situation de la liquidité bancaire et le comportement du marché interbancaire ;

– les interventions de Bank Al-Maghrib ;

– le marché des bons du Trésor ;

– le marché de la dette privée.

 

Vous pouvez télécharger cette étude via le lien suivant :

 

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